Même si j'ai jamais autant malmené dans une occasion similaire
Même si leur dernier album n'est pas forcément le meilleur
Même si le t-shirt à 25€ c'est un peu beaucoup une arnaque
Même s'ils n'ont pas chanté "Road Trippin'"
Même si ce matin à la trim de bio je n'avais que 4 heures de sommeil derrière moi
Même si je suis trop fatiguée pour en faire un compte-rendu correct
Malgré tout... C'était quand même génial ce concert des Red Hot Chili Peppers!
mercredi, juin 07, 2006
dimanche, juin 04, 2006
Semestrielles (1)
Attention, en ce banal dimanche soir (même s'il se distingue en étant la veille du lundi de pentecôte, et l'avant veille du début des semestrielle), j'ai une grande nouvelle à vous annoncer, quelque chose qui ne changera certes pas votre vie, mais vous fera sans doute avoir une pensée émue, voire attendrie pour moi:
J'AI FINI MES VERS DE GREC!
Petit résumé pour ceux qui n'avaient pas tout suivi:
En février j'aurais du choisir 150 vers dans la belle langue d'Homère à traduire pour que, lors d'une semestrielle orale (jeudi 8 juin, à 16h40 précisément, l'occasion d'avoir une seconde pensée pour moi), j'en traduise "sur le vif", 20 séléctionnés parmis les 150 préparés. Evidemment, ma procrastination, si bien expliquée au dernier post, a considérablement retardé le choix et le travail de traduction proprement dit.
Mais tout ceci est derrière moi, grâce à Louis Méridier, Anatole Bailly et Jacques Brel, Phèdre a avoué son amour pour Hippolyte, sur les insistants conseils de sa nourrice elle le lui avouera bientôt, la vengeance de Cypris est en marche.
Et moi, ma poitrine est bien plus légère et Euripide dormira en paix ce soir, heureux que j'aie fini de massacrer ses vers.
J'AI FINI MES VERS DE GREC!
Petit résumé pour ceux qui n'avaient pas tout suivi:
En février j'aurais du choisir 150 vers dans la belle langue d'Homère à traduire pour que, lors d'une semestrielle orale (jeudi 8 juin, à 16h40 précisément, l'occasion d'avoir une seconde pensée pour moi), j'en traduise "sur le vif", 20 séléctionnés parmis les 150 préparés. Evidemment, ma procrastination, si bien expliquée au dernier post, a considérablement retardé le choix et le travail de traduction proprement dit.
Mais tout ceci est derrière moi, grâce à Louis Méridier, Anatole Bailly et Jacques Brel, Phèdre a avoué son amour pour Hippolyte, sur les insistants conseils de sa nourrice elle le lui avouera bientôt, la vengeance de Cypris est en marche.
Et moi, ma poitrine est bien plus légère et Euripide dormira en paix ce soir, heureux que j'aie fini de massacrer ses vers.
jeudi, juin 01, 2006
Procrastination*
* Art du "Je ne repousse jamais au lendemain ce que je peux faire le surlendemain" (Oscar Wilde)
Et merde !
J’en ai vraiment marre de cette foutue procrastination. Marre de rester éveillée jusqu’à pas d’heure en faisant rien de ce que je devrais faire (mon grec si je veux passer mon oral, mes maths pour la même raison, mon piano si je veux continuer l’année prochaine, la vaisselle pour faire plaisir à ma mère, mon sac pour le week-end et j’en passe). Mais non, je me contente de glandouiller pendant des heures… Il y a des fois où ça m’amuse de regarder comment je vais me dépêtrer avec toutes mes obligations, mes rendez-vous et tout ce que je n’aurai pas fait à temps. Là non, ça m’énerve juste. Je me sens juste nulle.
En plus j’oublie plein de trucs et quand je m’en souviens, c’est dans mes grandes associations d’idées avant de m’endormir. Là où j’en conclus que je suis mieux là où je suis (au chaud dans mon lit) et que je ferais tout ça demain. Sauf que demain je le ferai pas. Je me confondrai en excuses, trouverai des prétextes pour repousser, voire annuler certaines obligations et je m’en sortirai.
Et c’est ça qui me dégoûte en fait. C’est qu’avec toute cette incapacité à faire les choses avant que ça ne soit devenu plus qu’absolument nécessaire, parfois même trop tard, rien ne m’est jamais arrivé en pleine figure. Oui, j’ai parfois merdé quelques coups, parfois ce n’était plus rattrapable malgré toute ma tardive bonne volonté, mais personne ne m’en a jamais voulu, personne ne m’a jamais engueulé comme du poisson pourri (ma mère peut être) pour ma paresse. Pourtant les occasions ne manquaient pas et je peux encore énumérer les plus récentes, et celles qui viendront bientôt. Parce qu’en plus je culpabilise. Beaucoup plus qu'on pourrait se l'imaginer. Ce billet n'est que ça, de la culpabilité condensée.
Pourquoi les gens continuent encore à me supporter alors que je ne leur rends jamais leurs feuilles à temps ? les profs alors que je ne fais jamais leurs devoirs ? les amis alors que j’arrive perpétuellement en retard à nos rendez-vous ?
Une fois je devrais vraiment me prendre une gifle (figuré s’entend) de la part de quelqu’un pour une de ces raisons (voire les trois, un prof dont j’arrive en retard au cours sans mes affaires et sans avoir fait mes devoirs, tellement courant). Ou alors de façon encore plus concrète, en me plantant vraiment scolairement, un vrai gros échec, une des trims qui arrivent par exemple (l’oral de français dont je n’aurai pas lu les livres, celui de grec dont je n’aurai pas traduit les vers... on va bien trouver).
Ça m’apprendrait tiens !
Et merde !
J’en ai vraiment marre de cette foutue procrastination. Marre de rester éveillée jusqu’à pas d’heure en faisant rien de ce que je devrais faire (mon grec si je veux passer mon oral, mes maths pour la même raison, mon piano si je veux continuer l’année prochaine, la vaisselle pour faire plaisir à ma mère, mon sac pour le week-end et j’en passe). Mais non, je me contente de glandouiller pendant des heures… Il y a des fois où ça m’amuse de regarder comment je vais me dépêtrer avec toutes mes obligations, mes rendez-vous et tout ce que je n’aurai pas fait à temps. Là non, ça m’énerve juste. Je me sens juste nulle.
En plus j’oublie plein de trucs et quand je m’en souviens, c’est dans mes grandes associations d’idées avant de m’endormir. Là où j’en conclus que je suis mieux là où je suis (au chaud dans mon lit) et que je ferais tout ça demain. Sauf que demain je le ferai pas. Je me confondrai en excuses, trouverai des prétextes pour repousser, voire annuler certaines obligations et je m’en sortirai.
Et c’est ça qui me dégoûte en fait. C’est qu’avec toute cette incapacité à faire les choses avant que ça ne soit devenu plus qu’absolument nécessaire, parfois même trop tard, rien ne m’est jamais arrivé en pleine figure. Oui, j’ai parfois merdé quelques coups, parfois ce n’était plus rattrapable malgré toute ma tardive bonne volonté, mais personne ne m’en a jamais voulu, personne ne m’a jamais engueulé comme du poisson pourri (ma mère peut être) pour ma paresse. Pourtant les occasions ne manquaient pas et je peux encore énumérer les plus récentes, et celles qui viendront bientôt. Parce qu’en plus je culpabilise. Beaucoup plus qu'on pourrait se l'imaginer. Ce billet n'est que ça, de la culpabilité condensée.
Pourquoi les gens continuent encore à me supporter alors que je ne leur rends jamais leurs feuilles à temps ? les profs alors que je ne fais jamais leurs devoirs ? les amis alors que j’arrive perpétuellement en retard à nos rendez-vous ?
Une fois je devrais vraiment me prendre une gifle (figuré s’entend) de la part de quelqu’un pour une de ces raisons (voire les trois, un prof dont j’arrive en retard au cours sans mes affaires et sans avoir fait mes devoirs, tellement courant). Ou alors de façon encore plus concrète, en me plantant vraiment scolairement, un vrai gros échec, une des trims qui arrivent par exemple (l’oral de français dont je n’aurai pas lu les livres, celui de grec dont je n’aurai pas traduit les vers... on va bien trouver).
Ça m’apprendrait tiens !
Orientation (2)
C'est la fin de l'année et, au lieu de réviser, je me projette dans le futur. Où serais-je dans un peu plus d'un an? La décision est presque prise, certes. Mais reste les formalité. Il est un peu tôt pour éplucher les annonces immobilières, je me contente des sites internet des universités en lettres (parisiennes de préférence).
Je suis donc mûre pour une étude comparative, extrêment sélective, vous êtes prévenus.
En effet, je recherche exactement:
- Les modalités d'inscriptions à l'université
- Les cursus proposés en première année de licence (=bachelor, chez les français)
- les différents choix à faire
Alors tout d'abord, trouver les universités à Paris qui proposent un cursus en lettres.
Grâce à ça
Eliminant d'office Paris-10 et Paris-8 (situés hors de la capitale), l'université de Cergy Pointoise et l'université Institut catholique de Paris il me restait donc les universités:
Paris-3 (Sorbonne nouvelle)
Paris-4 (Sorbonne)
Paris-7 (Denis Diderot)
Paris-9 (Daupine)
Je suis donc mûre pour une étude comparative, extrêment sélective, vous êtes prévenus.
En effet, je recherche exactement:
- Les modalités d'inscriptions à l'université
- Les cursus proposés en première année de licence (=bachelor, chez les français)
- les différents choix à faire
Alors tout d'abord, trouver les universités à Paris qui proposent un cursus en lettres.
Grâce à ça
Eliminant d'office Paris-10 et Paris-8 (situés hors de la capitale), l'université de Cergy Pointoise et l'université Institut catholique de Paris il me restait donc les universités:
Paris-3 (Sorbonne nouvelle)
Paris-4 (Sorbonne)
Paris-7 (Denis Diderot)
Paris-9 (Daupine)
- Paris-3: La photo en bannière est floue mais le site n'est pas trop mal fait. Par exemple on a un questionnaire orienté, chaque question affinant le résultat final (ex: De nationalité étrangère et titulaire (ou bientôt titulaire) d’un diplôme étranger de fin d’études secondaires, vous devez remplir la condition d’accès à l’université dans le pays où vous avez fait vos études <...> comment procéder? Vous devez bla bla bla) Au niveau du cursus, les différentes grilles ne sont pas limpides mais compréhensibles tout de même. J'aurais bien aimé savoir quels sont les choix que j'avais pour les enseignements libres.
- Paris-4: Mon préféré! Tous les programmes en PDF, avec mêmes des résumés des différents cours, la liste des livres étudiés, les professeurs etc. Un peu moins clair que le précédent sur les inscriptions mais toutes les adresses où envoyer ses dossiers ou les déposer. Rien d'autre à dire.
- Paris-7: Celui là, il est bizarre. Au début on avance très vite, en quatre clics on est devant la liste des options en lettres. Ensuite ça se gache, dans certains cas des PDF sont disponibles (très clairs ou pas du tout), dans d'autres pas et on doit se contenter d'une laconique description présentation du parcours. Ah oui, j'arrête aussi de chercher les inscriptions, c'est partout pareil.
- Paris-9: Le site est joli, pas trop mal mais j'ai toujours pas compris pourquoi j'ai été dirigé dessus. Ca m'a l'air d'être une charmante université de droit, d'économie, de mathématiques, de comptabilité, de gestion, de tout ce que je vous voulez mais pas de lettres.
samedi, mai 20, 2006
Le Temps du Matin
Depuis deux semaines je suis abonnée à ça. Force est de constater que depuis, ma "consommation" de ceci et surtout de ceci a diminué drastiquement. Livré directement dans ma boite aux lettres, le Temps a en effet pris une longueur d'avance au niveau distribution sur les deux journaux sus-cités.
Me voilà donc mûre pour quelques petites constatations comparatives.
Tout d'abord au niveau contenu je suis (un peu) débarassée de la pub et des frasques de Pâris Hilton, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je gagne deux sudokus pour le prix d'un. Chapatte remplace Garfield et Calvin & Hobbes. Evidemment les articles sont plus longs et plus complets. Par contre je perd l'horoscope et je gagne de très complètes pages économiques dont j'aurais pu aisément me passer. Mais les suppléments du samedi et le TV8, même s'ils ne sont pas forcément utiles, sont agréables à lire.
Non finalement j'en suis plutôt contente de mon Temps. Le seul problème reste sa consommation. Car, avouons-le, s'il n'est pas question de bâcler sa lecture comme je le faisais avec celle de ses congénères gratuits, certains handicaps m'inciteraient à le faire.
- Il est long. Dix minutes suffisaient pour parcourir les pages "interessantes" d'un des deux gratuits et j'avais developpé avec un certain succès la méthode suivante: mes trajets home-school/school-home durant chacun moins d'un quart d'heure, c'était Matin Bleu à l'aller, 20 minutes au retour. Autant dire qu'avec le Temps je peux oublier. Quand bien même tous mes trajets quotidiens, mes repas et mes pauses aditionnés me permettraient de venir à bout des deux cahiers, son deuxième handicap m'en empêche assez radicalement.
- Il est grand (et pas agraffé). Eh bien oui, il faut bien constater qu'avec leurs petit format, les gratuits gagnent des points. Parce que quand même, le Temps, à déplier dans un tram bondé en essayant de ne pas perdre la moitié des feuilles, c'est pas évident. Ne parlons même pas d'une éventuelle lecture en cours (qui en plus, permettrait de réduire le problème du temps de lecture précédemment évoqué). Impossible de le sortir de son sac, de le déplier et de se plonger dans ses pages en toute discrétion. Tandis que les gratuits, parfaitement adaptés à la superficie d'une table de classe permettent de sudokuser en paix, 35 minutes durant (45' de cours-10' de lecture = 35'). En plus, ils passent parfaitement innaperçus, la moitié de la classe en étant déjà envahie. Car voilà son dernier handicap
- Il n'est pas discret. Sa grande taille n'est pas la seule en cause. Son plus gros problème reste qu'il ne se fond pas dans la masse et je n'aime pas me sentir ostracisée, adepte d'une tradition obsolète, celle de payer pour l'information. De plus, si une amie décide, par exemple, de s'épancher auprès de moi de ses peines de coeurs, il est probable qu'elle tolère que je feuillette distraitement le matin bleu/20 minutes, mais sans doute pas que je me plonge dans une lecture trop attentive du fruit de mon nouvel abonnement.
Me voilà donc mûre pour quelques petites constatations comparatives.
Tout d'abord au niveau contenu je suis (un peu) débarassée de la pub et des frasques de Pâris Hilton, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je gagne deux sudokus pour le prix d'un. Chapatte remplace Garfield et Calvin & Hobbes. Evidemment les articles sont plus longs et plus complets. Par contre je perd l'horoscope et je gagne de très complètes pages économiques dont j'aurais pu aisément me passer. Mais les suppléments du samedi et le TV8, même s'ils ne sont pas forcément utiles, sont agréables à lire.
Non finalement j'en suis plutôt contente de mon Temps. Le seul problème reste sa consommation. Car, avouons-le, s'il n'est pas question de bâcler sa lecture comme je le faisais avec celle de ses congénères gratuits, certains handicaps m'inciteraient à le faire.
- Il est long. Dix minutes suffisaient pour parcourir les pages "interessantes" d'un des deux gratuits et j'avais developpé avec un certain succès la méthode suivante: mes trajets home-school/school-home durant chacun moins d'un quart d'heure, c'était Matin Bleu à l'aller, 20 minutes au retour. Autant dire qu'avec le Temps je peux oublier. Quand bien même tous mes trajets quotidiens, mes repas et mes pauses aditionnés me permettraient de venir à bout des deux cahiers, son deuxième handicap m'en empêche assez radicalement.
- Il est grand (et pas agraffé). Eh bien oui, il faut bien constater qu'avec leurs petit format, les gratuits gagnent des points. Parce que quand même, le Temps, à déplier dans un tram bondé en essayant de ne pas perdre la moitié des feuilles, c'est pas évident. Ne parlons même pas d'une éventuelle lecture en cours (qui en plus, permettrait de réduire le problème du temps de lecture précédemment évoqué). Impossible de le sortir de son sac, de le déplier et de se plonger dans ses pages en toute discrétion. Tandis que les gratuits, parfaitement adaptés à la superficie d'une table de classe permettent de sudokuser en paix, 35 minutes durant (45' de cours-10' de lecture = 35'). En plus, ils passent parfaitement innaperçus, la moitié de la classe en étant déjà envahie. Car voilà son dernier handicap
- Il n'est pas discret. Sa grande taille n'est pas la seule en cause. Son plus gros problème reste qu'il ne se fond pas dans la masse et je n'aime pas me sentir ostracisée, adepte d'une tradition obsolète, celle de payer pour l'information. De plus, si une amie décide, par exemple, de s'épancher auprès de moi de ses peines de coeurs, il est probable qu'elle tolère que je feuillette distraitement le matin bleu/20 minutes, mais sans doute pas que je me plonge dans une lecture trop attentive du fruit de mon nouvel abonnement.
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